A Singapour, l’utilisation des données de l’appli anti-Covid par la police suscite l’inquiétude

Alors que 80% des habitants de Singapour sont désormais tracés, les autorités ont reconnu que les données récoltées pouvaient être utilisées par la police, contredisant par là les garanties de confidentialité promises auparavant.

Parmi les premiers admirateurs du système de traçage pour lutter contre la pandémie de Covid-19 de Singapour, il n’y a pas n’importe qui. Le 14 février 2020, une équipe d’épidémiologistes d’Harvard estimait que l’efficacité de Singapour à retrouver les cas contacts était un «étalon or» en la matière, alors que le terme pandémie n’était pas encore utilisé par l’OMS pour qualifier ce que certains médias continuent encore d’appeler «la fièvre de Wuhan».

Presque un an plus tard, avec seulement 29 morts, Singapour continue d’apparaître comme un modèle et sa vélocité à isoler les cas contacts a continué de progresser : il faut désormais moins de deux jours contre quatre auparavant.

Compilé par le personnel du Conseil du PECO