Boire un peu de vin au quotidien fait baisser le risque de développer une maladie cardiovasculaire. C’est ce que redémontre cette étude de 20 ans sur plus de 200 000 personnes.

Même les Américains le disent. L’Université d’Harvard vient de confirmer la théorie du French Paradox selon laquelle une consommation modérée de vin aide à réduire le risque de problèmes cardiovasculaires tels que l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux ou l’insuffisance cardiaque.

Une équipe composée de chercheurs et de médecins a surveillé l’assiette de 165 000 femmes et 44 000 hommes en parfaite santé au démarrage de l’étude. Tous les 4 ans, leur régime alimentaire a été converti en « score de modèle inflammatoire diététique empirique », calculé selon la fréquence de consommation de 18 groupes d’ingrédients. Des aliments tels que la viande rouge, les glucides raffinés ou les boissons sucrées le faisaient grimper, tandis que les légumes à feuilles, les graines, le café ou le vin le faisaient baisser.

“Analyse des dossiers d’autopsie “

Pendant plus de 20 ans, les scientifiques ont aussi suivi la survenance de maladies cardiovasculaire chez les participants. Quand l’un d’entre eux décédait, les médecins analysaient son dossier d’autopsie pour vérifier la cause de la mort.

« Les résultats ont confirmé notre hypothèse de départ, plus le score est élevé, plus les maladies cardiovasculaires sont fréquentes » explique le docteur Li, l’un des auteurs de l’étude. « La probabilité de développer une maladie coronarienne a grimpé de 46% chez les individus avec un régime pro-inflammatoire par rapport à ceux qui consommaient les aliments les moins inflammatoires. Le risque de faire un accident vasculaire cérébral augmente quant à lui de 28% ».

Les chercheurs n’ont relevé aucune différence en fonction du sexe des participants. Ils reproduisent actuellement leur étude en travaillant avec des groupes incluant davantage d’afro et de latinos américains. « Nous utilisons la métabolomique pour identifier les mécanismes biologiques sous-jacents aux associations entre le potentiel inflammatoire alimentaire et le risque cardiovasculaire » ajoute le docteur, concluant que le vin constitue un atout santé dans le cadre d’une alimentation saine, telle que celle offerte par le régime méditerranéen.