Renault a suspendu la production dans l’une de ses usines françaises, à la suite d’une décision de justice critiquant la façon dont le constructeur automobile avait informé les syndicats de l’augmentation des mesures de protection mises en place pour empêcher la propagation du coronavirus.

L’activité partielle avait repris à l’usine du constructeur automobile de Sandouville à la fin du mois dernier après un arrêt de six semaines en raison de l’apparition de la maladie.

“Toute activité sur le site de Sandouville a cessé depuis le 7 mai et cela durera jusqu’à nouvel ordre”, a indiqué une porte-parole de Renault, confirmant un précédent rapport de l’AFP.

Renault fera appel de la décision judiciaire, a indiqué la porte-parole.

L’ordonnance du tribunal fait suite à une affaire portée par la section locale du syndicat CGT.

Le site de Sandouville construit la camionnette Renault Trafic, ainsi que des versions rebadgées vendues sous les noms de Nissan NV300 et Fiat Talento.

Renault va ajouter la production d’une version de marque Mitsubishi à exporter en Australie et en Nouvelle-Zélande.

L’usine emploie 1 900 personnes.