Les partis séparatistes catalans ont annoncé lundi qu’ils allaient présenter des amendements au projet de budget du budget 2019 du gouvernement espagnol dirigé par le socialiste Pedro Sanchez.

Pedro Sanchez, le dirigeant du PSOE, arrivé au pouvoir en juin 2018, est à la tête d’une coalition minoritaire dans laquelle il doit compter sur le soutien de la gauche anti-austérité Podemos, des nationalistes catalans et d’autres petites formations pour majorité. Les deux formations catalanes, ERC et PDeCAT, menacent de déposer des amendements à la loi si Pedro Sanchez ne répond pas à leurs exigences politiques.

Selon la procédure parlementaire espagnole, ces amendements au projet de loi de finances pourraient bloquer le texte au parlement. Un tel scénario pourrait conduire à des élections anticipées avant l’échéance normale de 2020.

Le PDeCAT, qui dirige la région de Catalogne, demande au gouvernement espagnol de lancer un forum national de discussion entre les partis politiques afin de le “traiter politiquement de la question catalane”, a expliqué le porte-parole du groupe parlementaire, Carles Campuzano. ERC, la formation qui domine actuellement les sondages d’opinion en Catalogne, veut aller plus loin et appelle à un référendum sur l’indépendance de la région.

Un procès qui peut mettre le feu à la poudre
Le procès de douze dirigeants catalans accusés de sédition devrait commencer le 12 février. Le procureur espagnol pourrait réclamer jusqu’à 25 ans de prison pour le rôle que ces dirigeants ont joué dans la tentative d’indépendance de 2017.

Le 12 février est également la date limite pour le retrait des amendements au projet de budget.

“Jusqu’au 12 février, les partis ont le temps de réfléchir, d’étudier attentivement les chiffres et de considérer le coût de cette opportunité pour tous les citoyens de Catalogne”, a déclaré M. Batet.

Le 14 février, tous les amendements proposés seront votés à la majorité simple. S’ils sont adoptés, le projet de budget sera alors rejeté.