Le gouvernement fédéral autrichien a proposé d’imposer une taxe allant jusqu’à 5% sur les revenus publicitaires des grandes entreprises comme Google, Amazon, Facebook et Alibaba.

5ca4bee4fc7e93e86d8b45bd

La taxe, qui est beaucoup plus élevée que le prélèvement proposé par la France au début de cette année, vise à prévenir “l’injustice” des géants de l’internet qui acheminent leurs ventes via des unités subsidiaires dans les pays de l’Union européenne avec une base d’imposition faible, selon le chancelier autrichien Sebastian Kurz, cité par l’AFP.

La taxe proposée sera appliquée aux grandes sociétés Internet dont le chiffre d’affaires mondial est d’au moins 750 millions d’euros (843 millions de dollars), dont au moins 25 millions (28 millions de dollars) sont générés en Autriche. Le gouvernement envisage également d’introduire l’inscription obligatoire sur les plateformes de réservation en ligne, telles que le géant du partage de la maison, Airbnb.

En mars, Paris a annoncé un plan similaire pour la taxe dite GAFA, un acronyme représentant les sociétés américaines qu’elle cible: Google, Apple, Facebook et Amazon. La taxe imposera une taxe sur les revenus de 3% aux entreprises numériques dont les revenus globaux sont supérieurs à 750 millions d’euros et supérieurs à 25 millions d’euros en France. Le gouvernement prévoit de lever 500 millions d’euros (562 millions de dollars) par an grâce à l’application rétroactive du prélèvement à compter du 1er janvier 2019.

Selon le ministre autrichien des Finances, Hartwig Loeger, le pays a choisi d’imposer une taxe plus élevée afin d’obtenir une compensation pour les années pendant lesquelles les géants de l’internet ont évité de payer des impôts. Des régimes fiscaux similaires sont actuellement envisagés par d’autres pays, notamment la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Japon, Singapour et l’Inde.