« Ils viennent de tout le département, se garent n’importe comment, font venir des DJ de Paris, font des barbecues géants, le tout sans masque ni gestes barrière. Ces fêtes sauvages durent depuis longtemps mais le phénomène s’est amplifié avec l’été », raconte un habitant. Une autre, victime de ces nuisances à répétition,explique son calvaire : « On ne dort plus, on ne sort plus le samedi soir, on ne vit plus ! Ces soirées sont connues dans tout Nice, ils viennent en voiture, en tram, à pied. On dirait une armée ! »  

« Ils sortent des couteaux »

Ces fêtes amènent inévitablement avec elles toutes sortes d’excès : la musique, l’alcool, et aussi, la violence. « Quand ils ont bien bu, ils se mettent en mode bagarre. Ils traversent le boulevard, se battent sur le parvis en bas de chez nous, sur le parking, dans la rue… », fulmine un Niçois. « Ils sortent des armes, généralement des couteaux », témoigne un autre habitant à Nice Matin. Il continue son récit en racontant comment un homme est mort début juillet lors d’une bagarre générale à Golfe Juan. « Ça pourrait arriver ici aussi si rien n’est fait pour faire cesser ces rassemblements. »