En l’absence de confinement, l’économie russe rebondit mieux que prévu
En l’absence de confinement, l’économie russe rebondit mieux que prévu

L’économie russe s’est moins contractée que celles de beaucoup d’autres pays en 2020, en partie grâce à la décision de ne pas imposer de nouveau confinement, indique Bloomberg. La production pourrait revenir à son niveau pré-pandémie d’ici le quatrième trimestre 2021.

L’économie russe est en train de se remettre de sa récession de l’année 2020 due au coronavirus, indique Bloomberg jeudi 1er avril. Elle s’est d’ailleurs contractée moins que prévu, Vladimir Poutine ayant décidé de ne pas imposer de confinement national supplémentaire après le premier, en vigueur de fin mars à juin 2020.

«Après une contraction étonnamment faible en 2020, la reprise s'élargit, alimentée par le ralentissement de l’épidémie, le progrès des vaccinations et la hausse des prix du pétrole. Le virus reste une menace. Le retour à la normale est loin d'être atteint, mais la production pourrait revenir à son niveau d'avant le virus d'ici le quatrième trimestre», estime l’économiste Scott Johnson auprès de l’agence.

D’après les récentes estimations de la Banque mondiale, la croissance économique de la Fédération de Russie pourrait être de 2,9% en 2021 et 3,2% en 2022, alors que les prévisions du mois de décembre étaient respectivement de 2,6 et 3%. L’institution salue notamment l’accumulation importante de réserves fiscales et la réduction de la dépendance russe aux prix du pétrole. «Ces efforts ont renforcé la capacité de la Russie à réagir aux chocs économiques négatifs de la pandémie», indique-t-elle.


Menace potentielle

La Banque mondiale et Bloomberg soulignent toutefois que ces chiffres restent soumis à des incertitudes. Ils citent notamment l’inflation élevée et la dépréciation du rouble. Bien que le gouvernement ait tenté de contrôler les prix des denrées alimentaires de base, ceux-ci ont augmenté de près de 6% en mars dernier. Les Russes n’ont pas encore retrouvé le niveau de pouvoir d’achat d’avant les sanctions internationales de 2014, introduites à cause de la Crimée, précise Bloomberg.

Le Covid-19 reste également une menace sur le sol russe. Bien que produisant désormais trois vaccins différents, la Russie peine à susciter l’engouement de ses propres citoyens. Environ 4,5 millions de Russes ont à ce jour reçu deux injections, soit 4% de la population. D’après un sondage du centre Levada publié début mars, quelque 62% des Russes ont déclaré ne pas être prêts à se faire vacciner avec le Spoutnik V.

Article rédigé par la rédaction du Conseil du PECO