Brenton Harrison Tarrant, qui comparaîtra demain devant la Haute Cour de Christchurch

L’homme armé accusé de l’attaque terroriste à Christchurch fait face à 50 chefs d’accusation de meurtre et à 39 chefs de tentative de meurtre.

La police a annoncé de nouvelles accusations contre Brenton Harrison Tarrant, qui comparaîtra demain devant la Haute Cour de Christchurch.

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Ils ont dit que d’autres accusations sont toujours à l’étude.

Le jeune homme de 28 ans a comparu pour la première fois devant le tribunal de district le 16 mars.

Un jour plus tôt, le 15 mars, 50 personnes avaient été tuées à la mosquée Al Noor et au centre islamique de Linwood.

Des dizaines d’autres ont été blessés.

La Haute Cour a reçu 12 demandes de médias néo-zélandais et d’organisations étrangères de filmer, de prendre des photos ou de faire des enregistrements audio lors de l’audience de vendredi.

Mais le juge Cameron Mander a refusé les demandes.

Dans une minute parue aux médias cette semaine, il a déclaré que la décision de refuser les demandes était conditionnée par la préservation de l’intégrité du processus de procès et par la garantie d’un procès équitable.

Les journalistes seront toutefois autorisés à rester dans la salle d’audience et à prendre des notes, tandis que les journaux et les radiodiffuseurs pourront toujours utiliser des images de l’accusé prises lors de l’audience du tribunal de district.

Mais ces images resteront pixellisées après une ordonnance du juge Paul Kellar selon laquelle le visage de l’accusé sera flou sur toutes les images publiées. L’ordonnance restera en vigueur jusqu’à la décision ultérieure d’un juge.

L’accusé comparaîtra-t-il en cour vendredi?
L’accusé terroriste, âgé de 28 ans, a été placé en détention provisoire à sa première comparution. Il est depuis détenu dans la seule prison à sécurité maximale de Nouvelle-Zélande à Paremoremo, à Auckland.

Le juge Mander a décidé que l’accusé comparaîtrait devant le tribunal vendredi via un lien audio-visuel depuis la prison.

Ce n’est pas une pratique rare: des personnes comparaissent chaque jour devant les tribunaux à travers un écran de télévision.

Qu’est-ce qui va arriver? Va-t-il inscrire un plaidoyer?
L’accusé ne sera pas tenu de plaider en faveur des accusations dont il fait actuellement l’objet.

Il est également possible que la Couronne cherche à le juger en vertu de la Loi sur la répression du terrorisme, rarement utilisée, qui a été adoptée à la suite des attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis.

L’article cinq de la loi définit ce qu’est un acte terroriste.

Il stipule qu’il doit avoir pour but de causer la mort ou la destruction dans un ou plusieurs pays, dans le but de faire avancer une cause idéologique, politique ou religieuse et dans le but d’induire le terrorisme chez une population civile ou d’obliger un gouvernement à agir.

Les procureurs auraient besoin du consentement du solliciteur général pour porter des accusations de terrorisme contre l’accusé.

L’audience du vendredi aura pour objet de déterminer le statut de représentation légale du présumé assassin et de recevoir des informations de la part de la Couronne.

Le Herald avait annoncé précédemment que l’Australien se représenterait lui-même devant les tribunaux.

L’audience de vendredi sera également en grande partie procédurale, le calendrier fixant les dates et les dates futures.

L’audience sera-t-elle ouverte au public?
Le juge Mander a décidé que, dans la mesure où l’audience se déroulerait essentiellement de manière procédurale et administrative, elle se déroulerait en grande partie devant un tribunal siégeant en chambre.

Cela signifie que les membres du public ne seront pas autorisés à entrer dans la salle d’audience pendant cette période. Seuls le juge, les avocats, le défendeur, la sécurité du tribunal, l’agent de police chargé de l’affaire et les médias sont autorisés à rester.

En vertu de la loi sur la procédure pénale, tout juge néo-zélandais a également le pouvoir de dégager son tribunal du public. Cela se produit le plus souvent dans les cas où un plaignant témoigne dans des procès à caractère sexuel.

Le juge a la capacité d’exclure des personnes lorsqu’il est nécessaire d’éviter toute perturbation indue de la procédure.

Les autres raisons de fermer le terrain incluent: un risque réel de préjudice à un procès équitable, mettant en danger la sécurité de toute personne, portant atteinte au maintien de la loi – y compris à la prévention, à la recherche et à la détection des infractions – et lorsqu’un ordre de suppression ne suffit pas à éviter ce risque.

Un juge peut en outre dégager son tribunal s’il estime que cela évitera de nuire à la sécurité ou à la défense de la Nouvelle-Zélande. C’est le seul type d’ordre qui oblige également les membres des médias à partir.

Les personnes autorisées à rester au tribunal quel que soit l’ordre donné sont le jury, le procureur, le défendeur, tout avocat engagé dans la procédure, un officier de justice et le fonctionnaire de police chargé de l’affaire.

La première comparution du terroriste présumé devant le tribunal de district a été fermée au public.

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