La liste des voitures électriques éligibles au bonus écologique en 2024 a été dévoilée jeudi 14 décembre par le gouvernement, un jour avant sa publication au Journal officiel. Sans surprise compte tenu des conditions restrictives, les véhicules produits en Asie et notamment en Chine en sont exclus.

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L’année modèle 2024 des véhicules électriques éligibles au bonus écologique a été dévoilée. Selon la liste officielle rendue publique jeudi par le ministère de la Transition écologique et qui doit être publiée au Journal officiel, une soixantaine de modèles de voitures électriques pourront bénéficier d’une aide de l’État comprise entre 5 000 euros et 7 000 euros. Parmi ceux-ci, cinq modèles Renault et 24 modèles du groupe Stellantis. Mais aucun véhicule de marque chinoise ni produit fabriqué en Chine : la MG4, la Dacia Spring (deuxième voiture électrique la plus vendue en France sur 11 mois), la Tesla Model 3 ou encore la BYD Dolphin n’ont obtenu une note environnementale suffisante.

Les conditions ont été durcies pour prendre en compte l’ensemble du cycle de production. Le gouvernement souhaite réserver le bonus aux modèles fabriqués en Europe, afin d’améliorer l’empreinte carbone et de soutenir la production automobile européenne. Au total, environ un tiers des modèles électriques seraient retardés, selon l’agence Reuters.

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« Une réforme de bon sens »

« Le but est que nous vous aidions à acheter des véhicules électriques produits ici », a déclaré dans la matinée le président de la République Emmanuel Macron dans une vidéo publiée sur le réseau social X (ex-Twitter). En fait, la mesure protectionniste a été officiellement adoptée sous couvert d’écologie. « Des centaines de millions d’euros d’argent public ont été consacrés à des véhicules au bilan carbone très faible », a relevé dans un communiqué le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, saluant une « réforme de bon sens ».

Le durcissement de cette mesure privera cependant le consommateur de modèles chinois plus compétitifs, à l’heure où la question de la démocratisation de ces véhicules au prix encore bien supérieur à leurs équivalents thermiques reste entière. Face à cet écueil, Emmanuel Macron a officialisé jeudi le lancement à partir du 1er janvier d’un système de leasing à 100 euros par mois pour un véhicule électrique, avec la mise en place d’un site Internet dédié, « Mon leasing électrique ». Le marché français du véhicule électrique a représenté 261 000 voitures neuves sur 11 mois, soit 16 % du marché automobile total.

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Des véhicules pourraient encore rejoindre la liste

La Chambre syndicale des importateurs d’automobiles et de motos (CSIAM), qui représente les importateurs incluant des marques chinoises, a déclaré à Reuters qu’elle étudierait « en profondeur les implications de cette mesure, notamment en termes d’impact sur l’électrification des véhicules, de coût pour le consommateur ». et les enjeux de compétitivité des industriels en France » avant de prendre position.

A noter que les industriels peuvent toujours déposer des dossiers auprès de l’Ademe (Agence de la transition écologique). Ils seront analysés, probablement mensuellement, dans l’espoir d’intégrer ultérieurement la liste des véhicules particuliers éligibles au bonus écologique au titre de la note environnementale.

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