Les hôteliers sont encore dans l’inconnu
Les hôteliers sont encore dans l’inconnu

Vendredi, M. Trudeau a annoncé de nouvelles mesures restrictives pour limiter les risques de propagation du coronavirus lors du retour de voyageurs qui ont séjourné à l’étranger. 

En plus de passer un test de dépistage à l’aéroport, ils devront bientôt rester au moins trois jours dans un hôtel, pour environ 2000 $, en attendant leur résultat.

Ayant actuellement des taux d’occupation très bas allant de 5 à 6 %, les hôteliers vont aussi devoir s’organiser pour rappeler du personnel qui aurait pu être mis à pied.

« Il va falloir qu’on se retourne de bord, mais en deçà de 72 heures, juste pour mettre les procédures en place et rappeler des employés, ça va être difficile. Il faut au moins prévoir trois jours pour qu’on puisse bien s’organiser », pense M. Thibault.

Qui paie la facture ?

Mais ce qui inquiète aussi les hôteliers, c’est le manque d’information entourant le montant de 2000 $ que les voyageurs devront payer pour les trois jours de quarantaine obligatoire à l’hôtel. Les frais doivent couvrir entre autres ceux de l’hôtel, les repas et le test de dépistage.

« Est-ce que c’est le gouvernement qui passe la facture au client et que nous on facture le gouvernement ? Mais si ce n’est pas le cas, si j’ai un client qui n’a pas de sous et qui n’est pas capable de nous payer, on fait quoi ? » s’interroge M. Thibault.

Compilé par le personnel du Conseil du PECO