Le président turc a nommé Melih Bulu, un membre de son parti, à la tête de cette institution formant l’élite intellectuelle du pays. La décision ne passe pas.

L’université du Bosphore, à Istanbul, est le rêve de tout étudiant. Son campus bucolique bâti sur une colline boisée qui surplombe le détroit du Bosphore abrite un écrin de paix et de savoir de haut niveau. Le prestige de cette institution publique turque anglophone, fondée en 1863 par un missionnaire américain, n’est plus à démontrer. Ses enseignants et ses étudiants sont parmi les plus brillants du pays. Chaque année, les meilleurs lycéens turcs en font leur premier choix et « Bogaziçi » figure en bonne place dans le classement mondial des universités.