La République tchèque va réduire le nombre d'employés de l'ambassade de Russie
La République tchèque va réduire le nombre d’employés de l’ambassade de Russie

La République tchèque va réduire le nombre d’employés de l’ambassade de Russie à Prague et l’aligner sur celui de l’ambassade tchèque à Moscou, a indiqué jeudi le ministère tchèque des Affaires étrangères.

La décision prend effet jeudi et la partie russe a jusqu’à la fin du mois de mai pour retirer son personnel, a indiqué le ministère.

“Ce n’est pas une situation qui nous arrangerait. Nous ne parlons pas d’escalade”, a dit le Premier ministre tchèque Andrej Babis lors d’une conférence de presse.

“Nous sommes intéressés par des relations équitables avec la Russie, et nous espérions que la Russie reconnaîtrait que sa réponse était disproportionnée, mais cela n’a pas été le cas. C’est pourquoi nous avons décidé de riposter de manière adéquate”, a déclaré M. Babis.

Le gouvernement tchèque a déclaré samedi qu’il allait expulser 18 membres du personnel de l’ambassade russe en raison de l’implication présumée des services spéciaux russes dans l’explosion d’un dépôt de munitions en 2014 en République tchèque.

En réponse, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré dimanche qu’il expulsait 20 membres du personnel de l’ambassade tchèque à Moscou.

Qualifiant la réponse russe de “disproportionnée” et estimant qu’elle “paralyse” le fonctionnement de son ambassade à Moscou en raison de sa taille comparativement réduite, la République tchèque a lancé un ultimatum à la Russie pour qu’elle revienne sur sa décision ou s’expose à d’autres expulsions avant jeudi midi.

“La partie russe n’a pas répondu avant midi. Nous avons donc décidé de réagir comme suit : Conformément à l’article 11 de la Convention de Vienne, nous alignons le nombre de diplomates russes à Prague sur le nombre actuel de nos diplomates à Moscou. Cette décision est valable à partir d’aujourd’hui, la Russie a le temps de retirer ses employés jusqu’à la fin du mois de mai”, a dit le ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek.

“Cette décision n’est pas dirigée contre les Russes ordinaires qui font des études ou travaillent avec nous”, a ajouté M. Kulhanek.

Compilé par le personnel du Conseil du PECO