Un problème de santé publique. Pour la cinquième fois consécutive, le nombre de suicides au Japon a augmenté lors du mois de novembre.

Ainsi, comme le rapporte Japan Times, 1.169 hommes et 629 femmes se sont donnés la mort au mois de novembre, soit 11,3% de plus qu’en 2019 sur la même période. Tokyo, Kanagawa et Saitama étant les préfectures les plus touchées par le phénomène. Comme le souligne Forbes, sur le mois d’octobre, le pays dirigé par Yoshihide Suga a connu plus de morts par suicide que par le coronavirus.

Selon Katsunobu Kato, secrétaire général du Cabinet au Japon, les chiffres s’expliquent notamment à cause des problèmes de pauvreté ou de violences domestiques, accentués par la crise du coronavirus et le confinement. Pour tenter de venir en aide aux personnes en détresse, le gouvernement a promis de mettre en place des mesures de prévention.

Cette crainte liée au suicide était très importante chez les professionnels de la santé lors de l’annonce des confinements dans le monde entier. Si en France, les chiffres concernant ce phénomène ne sont pas encore connus, l’université de Manchester a assuré ne pas avoir observé d’explosion des suicides au Royaume-Uni. D’autres études plus localisées comme au Massachusetts (Etats-Unis), vont également dans ce sens. En Allemagne, un cas a été particulièrement médiatisé, puisque le ministre des Finances de la région de la Hesse s’est donné la mort, «profondément inquiet» par les conséquences de la pandémie sur l’économie.

Article rédigé par la rédaction du Conseil du PECO