La mort de l’homme en Roumanie liée à des gaz pulvérisés contre des manifestants à la place Victoriei le 10 août

Les enquêteurs ont ordonné une autopsie pour trouver la cause exacte de la mort de cet homme.
Les enquêteurs ont ordonné une autopsie pour trouver la cause exacte de la mort de cet homme.

Un homme de 62 ans qui serait tombé malade lors de la manifestation du 10 août sur la place Victoriei à Bucarest, après que la police anti-émeute eut pulvérisé des gaz lacrymogènes sur les manifestants neuf jours plus tard.

L’homme s’est rendu à l’hôpital de Turnu Magurele le dimanche 19 août parce qu’il se sentait très mal. Il vomissait du sang et a été envoyé à l’hôpital du comté d’Alexandrie, où il a été admis à l’unité de soins intensifs. Malgré les efforts des médecins pour le sauver, l’homme est mort dimanche soir.

L’hôpital a informé la police d’enquêter sur la mort de cet homme car il était connu pour être l’un des manifestants tombés malades lors des incidents du 10 août à Bucarest. Les enquêteurs ont ordonné une autopsie pour trouver la cause exacte de la mort de cet homme.

Des sources locales ont déclaré à Mediafax que l’homme avait été malade après avoir inhalé des gaz lacrymogènes pulvérisés par la police anti-émeute contre des manifestants sur la place Victoriei. Il avait des saignements nasaux et buccaux ce jour-là et son état s’est aggravé de jour en jour.

Plusieurs centaines de personnes auraient été blessées ou malades après les incidents survenus sur la place Victoriei le 10 août, lorsque la police anti-émeute est intervenue brutalement contre les manifestants. Plus de 250 personnes ont déposé des plaintes pénales contre les autorités après avoir été battues ou gazées par les gendarmes.

Par ailleurs, la gendarmerie et le ministère de l’Intérieur ont affirmé que l’intervention était légale et justifiée par le nombre élevé de manifestants violents. Un rapport présenté dimanche par la ministre de l’Intérieur, Carmen Dan, parle de centaines de manifestants violents qui ont attaqué les forces de l’ordre.

La gendarmerie a également appelé les journalistes lundi matin 20 août pour leur présenter le matériel et les substances utilisés pendant la manifestation, soulignant que ceux-ci étaient non mortels.