Les autorités allemandes des transports, KBA, ont annoncé vendredi avoir ordonné au constructeur automobile Opel de rappeler des dizaines de milliers de véhicules diesel configurés pour tromper les tests antipollution réglementaires.

Toutefois, Opel a rejeté les conclusions de la KBA selon lesquelles ses véhicules étaient utilisés illégalement et a annoncé lundi qu'il contesterait toute décision de rappel obligatoire.
Toutefois, Opel a rejeté les conclusions de la KBA selon lesquelles ses véhicules étaient utilisés illégalement et a annoncé lundi qu’il contesterait toute décision de rappel obligatoire.

L’autorité “a ordonné le rappel obligatoire le 17 octobre” pour les moteurs Opel Insignia, Cascada et Zafira conformes à la dernière norme antipollution Euro 6, fabriqués entre 2013 et 2016, affirmant qu’ils étaient équipés

Ce logiciel est conçu pour que les véhicules paraissent moins polluants lors des tests des régulateurs que lors d’une conduite réelle sur route.

Opel a déjà commencé à rajuster volontairement les 96 000 véhicules affectés en Europe, a déclaré à l’AFP un porte-parole du groupe, avec quelque 43 000 autres à mettre à jour.

Cela signifie qu’il existe une procédure de refit approuvée qui peut être appliquée rapidement aux véhicules rappelés.

Toutefois, Opel a rejeté les conclusions de la KBA selon lesquelles ses véhicules étaient utilisés illégalement et a annoncé lundi qu’il contesterait toute décision de rappel obligatoire.

Cette semaine, Opel est devenu le dernier nom allemand à faire l’objet d’une perquisition par la police à son siège, à la suite du scandale du “dieselgate”, dans lequel Volkswagen avait admis en 2015 installer des dispositifs de défaite sur 11 millions de véhicules dans le monde.

Daimler et BMW, le constructeur de Mercedes-Benz, ont déjà digéré leurs propres rappels, tandis que des enquêtes officielles sur la fraude aux émissions sont en cours.

Dans le même temps, le constructeur allemand de voitures de luxe Daimler a de nouveau vendredi réduit ses perspectives de bénéfices pour 2018, avertissant que des coûts liés à la pollution des moteurs diesel réduiraient ses bénéfices.

Le constructeur Mercedes-Benz, qui a dû rappeler cette année plus de 770 000 voitures diesel en Europe, a déclaré s’attendre maintenant à ce que le bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) soit “nettement inférieur à” celui de l’année dernière.

La saga du diesel a éclaté en 2015 lorsque son rival allemand, Volkswagen, a admis avoir installé des “dispositifs de neutralisation” dans 11 millions de moteurs diesel conçus pour tromper les tests d’émissions et donner aux voitures un aspect moins polluant qu’elles ne l’étaient.

Depuis, les suspicions se sont propagées à d’autres constructeurs automobiles.