«Vaches poubelles»: les animaux de la ferme avalent des déchets métalliques et plastiques

Les histoires d’animaux marins, tels que les baleines et les tortues, qui meurent après s’être ingérées ou coincées dans des sacs en plastique ont fait les gros titres ces dernières années, suscitant un débat mondial sur les déchets et l’environnement. Mais les animaux terrestres, y compris ceux que nous mangeons, sont également touchés.

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En France, au moins 60 000 vaches souffrent de tumeurs et d’infections causées par l’accumulation de déchets dans leur rumen, selon l’ONG française pour la protection de l’environnement Robin des Bois (Robin Hood), qui les a qualifiées de “vaches à ordures”.
Une autre ONG, The Recycling Network Benelux, a estimé que 11 000 à 13 000 vaches avaient été touchées aux Pays-Bas l’année dernière, alors que dans la région flamande de Belgique, le nombre de vaches affectées avoisinait les 6 000.

INTERBEV, l’association française des éleveurs de bovins, a révélé que certains des objets étrangers trouvés dans le rumen des vaches comprennent des morceaux de pneumatiques, des fils métalliques, des clous, des plastiques durs et des aiguilles cassées, entre autres.

De nombreuses vaches ne présentent aucun symptôme et ne révèlent l’ingestion de déchets qu’après leur mise à mort dans des abattoirs, qui retirent ensuite la viande de la consommation. Mais les personnes les plus gravement atteintes souffrent de fièvre, de découragement, d’un appétit réduit et d’une production de lait moindre.

Ceci, à son tour, entraîne une perte financière pour les agriculteurs. Le réseau de recyclage Benelux a estimé que le coût économique total pour l’ensemble du secteur néerlandais de l’élevage allait de 10,8 à 16,6 millions d’euros par an.

Les éleveurs se sont tournés vers une solution controversée: insérer des aimants pesant de 100 g à 1,3 kg dans le rumen, ce que des ONG de défense des animaux ont critiqué.

“Il y a quelque chose de dangereux et d’inacceptable à forcer des aimants dans l’œsophage et l’estomac d’animaux à l’aide de guides de poussée de 55 cm de long”, a déclaré le groupe Robin des Bois dans un communiqué.

L’ONG française a appelé les autorités à élaborer un plan de recyclage des pneus utilisés dans les exploitations françaises. Il y en aurait jusqu’à 800 000 tonnes à l’échelle nationale, selon une estimation de 2017 de l’agence nationale de développement ADEME.

“Cependant, l’inaction persiste et les pneus continuent d’abriter les larves de moustiques, d’alimenter les incendies et de nuire au bétail domestique et à la biodiversité”, a déploré le groupe Robin des Bois.

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